Un co-fondateur de Solana prédit une probabilité de ’50/50′ que l’informatique quantique menace Bitcoin d’ici 2030 et appelle à une action rapide.
Un taux de 50/50 : c’est la probabilité qu’un ordinateur quantique puisse casser la sécurité de Bitcoin avant 2030, selon Anatoly Yakovenko, co-fondateur de Solana.
Devant le All-In Summit 2025, il a pressé la communauté à adopter des signatures post-quantiques sans attendre, alors que Google Quantum AI et IBM Quantum dévoilent des prototypes toujours plus puissants.
Au sommaire
Informatique quantique : une menace crédible pour Bitcoin dès 2030
Yakovenko n’est pas le premier à alerter, mais son estimation à cinq ans frappe les esprits. L’ingénieur rappelle qu’un seul succès de Shor’s algorithm suffirait à dériver les clés privées protégées par l’Elliptic Curve Cryptography qui sécurise aujourd’hui Bitcoin.
Depuis la démonstration « Willow » de Google, les laboratoires redoublent d’annonces. IBM Quantum vise le cap des 10 000 qubits fonctionnels, et QuTech, aux Pays-Bas, explore la correction d’erreurs à grande échelle. Ces progrès ne sont plus « théoriques », insiste Yakovenko : ils passent du papier au silicium en quelques mois.
Des avancées fulgurantes chez Google Quantum AI et IBM Quantum
Google Quantum AI a déjà mis en libre accès un SDK permettant de simuler des circuits capables de tester Shor sur 2048 bits. De son côté, IBM Quantum tisse un réseau de partenaires, dont D-Wave et Quantum Computing Inc., pour accélérer la mise en production de calculs hybrides IA-quantique.
Chaque jalon réduit le temps nécessaire pour que la cryptographie actuelle cède. Devant cette fenêtre qui se rétrécit, Yakovenko martèle qu’un plan clair doit être finalisé avant 2030.
Priorité aux signatures post-quantiques pour le réseau
Le co-fondateur de Solana propose de migrer vers des schémas basés sur lattice-based cryptography, recommandés par le NIST. Ces signatures peuvent être intégrées dans un soft fork sans toucher au mécanisme de consensus.
Solana expérimente déjà un « vault » post-quantique, tandis qu’Ethereum teste un module Stark à vocation similaire sur son réseau de test. Ces initiatives montrent qu’il est possible d’évoluer sans sacrifier la décentralisation.
L’exemple de Solana et d’Ethereum
Sur Solana, les développeurs ont greffé des signatures Dilithium à la création d’adresses. Ethereum, lui, s’appuie sur un pré-compilé Halo2 pour vérifier des preuves post-quantiques à coût réduit. Ces deux cas prouvent qu’une transition graduelle est viable.
Yakovenko souligne qu’Apple, Google et Ledger migrent déjà leurs piles de sécurité vers des algorithmes résistants aux qubits. Attendre plus longtemps placerait Bitcoin en décalage avec le reste de l’industrie.
Gouvernance décentralisée : atout et frein pour la mise à jour
Contrairement à Solana ou Ethereum, Bitcoin ne possède ni fondation officielle ni roadmap centralisée. Chaque modification exige un vaste consensus social, comme l’a montré l’épisode SegWit.
Les observateurs de CryptoQuant notent d’ailleurs qu’à peine 18 % des nœuds exécutent la dernière version du client Core six mois après sa sortie. Une adoption lente pourrait laisser des portefeuilles vulnérables même si le code post-quantique était prêt.
Comment engager la communauté Bitcoin sans chef d’orchestre ?
Yakovenko propose un calendrier public assorti de « flag days » : au-delà d’une date butoir, les blocs utilisant l’ancienne signature seraient rejetés. Cette méthode a déjà fonctionné pour les mises à jour d’OpenSSH.
Pour catalyser l’adhésion, certains développeurs suggèrent un bounty financé par les sociétés exposées, MicroStrategy en tête. La simple annonce pourrait rassurer les marchés et maintenir la confiance, clé de voûte de l’écosystème Bitcoin.
Source: finance.yahoo.com
Julien est un passionné des Cryptomonnaies. Il commence par découvrir le DOGECOIN en 2014 puis dévient un fin connaisseur de BITCOIN et des autres cryptomonnaies. Il aime partager ses tutoriels pour simplifier l’accès à la crypto et au WEB 3.0

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