Michael Saylor a-t-il répondu à une proposition controversée concernant le Bitcoin ? La situation est complexe.
Michael Saylor a relancé une vieille vidéo et semé le doute : soutient-il vraiment une proposition controversée visant à modifier la base de code du Bitcoin ? Le clip, partagé sur X en plein cœur de l’été 2025, se termine par l’injonction « Run Knots » que beaucoup ont prise pour un ralliement. Sous la surface, la situation mêle stratégie média, gouvernance open-source et tensions autour de la régulation financière.
Au sommaire
Michael Saylor et la polémique OP_RETURN : ce qui s’est vraiment passé
Mercredi, le patron de MicroStrategy a republié un extrait de dix minutes tiré du Peter McCormack Show. Pendant neuf minutes cinquante-sept, il martèle son credo : préserver l’intégrité du protocole, limiter les ajouts superflus et laisser la blockchain se figer.
Les trois dernières secondes affichent cependant « Run Knots », un clin d’œil aux opérateurs de nœuds refusant l’extension d’OP_RETURN à 100 000 octets que la version 30 de Bitcoin Core doit activer le mois prochain. Saylor n’a jamais prononcé ces mots ; pourtant, son partage a suffi à enflammer les canaux Telegram.
Pourquoi le message “Run Knots” bouleverse la communauté
Depuis 2023, les « Knots » se présentent comme l’option conservatrice face aux évolutions du client principal. Leur argument : plus le code change, plus le risque pour les crypto-actifs augmente, y compris pour les portefeuilles institutionnels.
En relayant la vidéo sans filtre, Saylor a créé une ambiguïté stratégique. S’il confirme un jour ce soutien, il pourrait peser lourd sur l’équilibre des forces entre développeurs, mineurs et investisseurs, un équilibre déjà mis à mal par l’épisode Ordinals.
Pour l’instant, aucune déclaration officielle n’a suivi, et son équipe PR se contente d’évoquer « un partage d’archives ». Les observateurs y voient un test de température : mesurer la réaction du marché avant de se positionner clairement.
Les enjeux techniques et réglementaires derrière la proposition OP_RETURN
Étendre la taille d’OP_RETURN promet de faciliter les smart-contracts natifs et, selon les partisans, de doper les cas d’usage hors finance. Les détracteurs redoutent une congestion du réseau et l’hébergement de contenus illégaux, un cauchemar potentiel pour la régulation financière mondiale.
À Washington, la FinCEN rappelle que stocker des données non financières sur une chaîne monétaire complique les audits et l’application du Bank Secrecy Act. En Europe, l’ESMA s’interroge sur la responsabilité des opérateurs si des données illicites se glissent dans un bloc valide.
Ces prises de position montrent une chose : la querelle n’est plus seulement technique. Elle se joue aussi dans les couloirs des régulateurs soucieux de garder la main sur une fintech en mutation rapide.
Quel impact pour l’investissement institutionnel et la fintech ?
Les desks crypto des banques d’affaires suivent l’affaire de près. Une inflation inattendue de la taille des blocs ferait bondir les coûts de nœud complet, freinant l’entrée de nouveaux acteurs et compliquant la conformité KYC.
En parallèle, plusieurs fonds d’investissement institutionnel se demandent si cette friction technique pourrait justifier un rééquilibrage en faveur d’Ethereum ou des L2 optimisés pour les données. Saylor, lui, a toujours décrit le Bitcoin comme un « actif de réserve thermodynamiquement parfait », un axiome qu’il défendrait mal s’il cautionnait une inflation de la taille de la chaîne.
Quelle que soit l’issue, l’épisode rappelle que la gouvernance open-source reste fragile : un simple repost suffit à déplacer le curseur du débat et, parfois, la valorisation d’une cryptomonnaie. Dans un marché où le signal se confond souvent avec le bruit, la prudence reste la meilleure stratégie.
Source: decrypt.co
Julien est un passionné des Cryptomonnaies. Il commence par découvrir le DOGECOIN en 2014 puis dévient un fin connaisseur de BITCOIN et des autres cryptomonnaies. Il aime partager ses tutoriels pour simplifier l’accès à la crypto et au WEB 3.0

Commentaires
Laisser un commentaire