Le co-directeur de Kraken révèle avoir jadis jeté des Bitcoin : ‘Aujourd’hui, cela vaudrait entre 300 et 400 millions de dollars
Jeter un vieux PC peut coûter très cher : Arjun Sethi, aujourd’hui co-directeur de Kraken, vient de se rappeler qu’un ordinateur offert en 2009 contenait des Bitcoin minés gratuitement. Selon les cours actuels, la perte atteindrait entre 300 et 400 millions de dollars. Ce coup de théâtre relance la discussion sur la mémoire numérique et la sécurité des actifs.
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Flash-back : un disque dur plein de Bitcoin finit à la décharge
À l’époque, chaque Bitcoin valait moins d’un centime ; la plupart des passionnés n’y voyaient qu’une expérimentation geek. Le jeune développeur offre alors à Sethi un simple desktop, devenu inutile pour l’entreprise. Le PC termine aux encombrants, emportant avec lui plusieurs milliers de coins aujourd’hui évalués à plus de 115 000 $ pièce.
Des millions partis avec les ordures
La scène rappelle le cas retentissant de James Howells, prêt à racheter une décharge britannique afin de retrouver un disque perdu contenant 7 500 BTC. Les histoires se ressemblent : données mal sauvegardées, clés privées égarées, regrets immenses. En toile de fond, la valeur cumulée des portefeuilles inactifs dépasse désormais 200 milliards $ selon CoinMarketCap.
Un marché crypto toujours tiraillé entre bulle et adoption
Sethi l’admet : sur un horizon de quinze ans, le secteur suit une pente ascendante claire, mais sur un trimestre il navigue de bulle en bulle. Cette double lecture explique la nervosité des grandes plateformes comme Kraken, Binance ou Coinbase, constamment obligées d’ajuster leurs frais, leurs offres et leurs audits. Les investisseurs oscillent entre euphorie et prudence, surtout face à un Bitcoin qui flirte régulièrement avec de nouveaux sommets.
Kraken, Binance et les autres au banc d’essai
La bourse fondée à San Francisco affiche une valorisation de 15 milliards $ et courtise toujours Wall Street pour une potentielle entrée en Bourse. Binance, malgré ses déboires réglementaires, conserve la première place en volume. Coinbase se positionne en intermédiaire régulé, tandis que Bitfinex, Bitstamp ou Bitpanda misent sur des fonctionnalités avancées comme le staking multichaîne. Dans ce paysage, la fiabilité des clefs privées devient centrale, d’où l’essor d’outils matériels tels que Ledger.
Pourquoi autant de fortunes dorment sur des disques oubliés
Plus de 1,75 million de portefeuilles Bitcoin restent inactifs depuis dix ans ; difficile de savoir combien sont simplement perdus. Au début, les clés étaient souvent stockées en clair sur un disque dur ou un fichier texte ; personne n’imaginait une envolée à six chiffres. Résultat : la moindre panne, un déménagement ou un coup de balai numérique suffit à effacer des sommes colossales.
Leçons pour les investisseurs : sécuriser, diversifier, documenter
Première règle : sauvegarder ses phrases de récupération sur un support hors-ligne et doublé, idéalement chez un notaire ou dans un coffre. Ensuite, diversifier ses avoirs sur plusieurs plateformes, en combinant Crypto.com, Coinhouse ou encore Bitstamp pour limiter le risque de contrepartie. Enfin, documenter chaque transaction et tenir un journal de ses wallets ; cette démarche évite d’oublier un compte ouvert pendant une frénésie d’achat repérée sur CoinMarketCap. Rater un bull-run est toujours frustrant, perdre définitivement ses clés peut s’avérer ruineux.
Source: fortune.com
Julien est un passionné des Cryptomonnaies. Il commence par découvrir le DOGECOIN en 2014 puis dévient un fin connaisseur de BITCOIN et des autres cryptomonnaies. Il aime partager ses tutoriels pour simplifier l’accès à la crypto et au WEB 3.0

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