Le célèbre investisseur en cryptomonnaies surnommé ‘Jésus du Bitcoin’ conclut un accord avec les procureurs.
L’accord scellé entre Roger Ver et le ministère américain de la Justice marque un tournant pour tout l’écosystème crypto. Le pionnier, longtemps surnommé « Jésus du Bitcoin », évite le procès public grâce à un règlement financier massif. Les régulateurs comme les investisseurs cherchent déjà à mesurer la portée de cette décision.
Au sommaire
Accord fiscal historique entre Roger Ver et la justice américaine
Selon le dossier déposé à Washington, Ver paiera 48 millions de dollars afin d’éteindre des poursuites pour fraude et évasion fiscale couvrant la période 2014-2018. L’alternative, rappelons-le, exposait l’entrepreneur à plus de cent années de prison fédérale. Ce compromis, conclu début 2025, impose aussi la transmission de données détaillées sur ses entités offshore.
De l’arrestation en Espagne à la négociation express
Arrêté à Madrid en janvier, Ver a rapidement accepté son extradition, préférant négocier plutôt que contester. Les procureurs ont misé sur les traces on-chain de dizaines de milliers de Bitcoin transférés vers Bitfinex et Kraken, des mouvements impossibles à justifier face à l’IRS. En moins de six mois, l’accord a été rédigé, validé, puis soumis à l’approbation du tribunal fédéral.
Vague d’incertitude sur les marchés crypto après l’annonce
À la publication du communiqué, Bitcoin a cédé 3 % avant de rebondir, tandis que Ethereum tenait mieux grâce au soutien des validateurs Polygon. Les desk OTC de Coinbase et Binance évoquent un afflux de demandes de couverture, signe que les baleines redoutent d’autres enquêtes. Les volumes spot sur Crypto.com ont même atteint un record annuel, portés par le passage éclair de capitaux vers des stablecoins.
Focus accru sur la conservation des actifs
Le dossier Ver rappelle que la clé privée reste la seule vraie assurance. Les ventes de hardware wallets Ledger et Trezor ont bondi de 18 % depuis le début de l’affaire, d’après les chiffres publiés au CES 2025. Beaucoup d’investisseurs préfèrent désormais sortir leurs fonds de Binance ou Kraken dès qu’ils dépassent un seuil psychologique de 250 000 dollars en actifs combinés.
Un précédent juridique qui redéfinit les frontières fiscales
Le Department of Justice tient avec ce règlement une feuille de route pour cibler d’autres influenceurs crypto ayant renoncé à la citoyenneté américaine. Les cabinets fiscalistes de New York estiment que l’accord crée une jurisprudence extraterritoriale : toute plus-value enregistrée sur Bitcoin ou Ethereum reste imposable si l’investisseur conservait un lien économique avec les États-Unis. La pression monte déjà autour de sociétés basées à Porto Rico, berceau de plusieurs anciens cadres de Polygon et de Bitfinex.
Ce que doivent retenir les épargnants en 2025
Première leçon : la blockchain ne garantit pas l’anonymat éternel, surtout quand l’enjeu fiscal dépasse dix millions. Deuxième constat : détenir ses actifs hors des exchanges centralisés, via Ledger ou Trezor, limite l’exposition aux gels de comptes. Enfin, le timing de cet accord, juste avant l’entrée en vigueur du régime MiCA 2 en Europe, prouve que la régulation avance plus vite que ne le présument les maximalistes.
Source: www.nytimes.com
Julien est un passionné des Cryptomonnaies. Il commence par découvrir le DOGECOIN en 2014 puis dévient un fin connaisseur de BITCOIN et des autres cryptomonnaies. Il aime partager ses tutoriels pour simplifier l’accès à la crypto et au WEB 3.0

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