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Des escrocs exploitent les guichets automatiques de Bitcoin dans une nouvelle arnaque pour soutirer de l’argent | Enquête d’Action News

Par Julien Lavaud , le 9 octobre 2025 - 3 minutes de lecture
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Une nouvelle escroquerie frappe les États-Unis : des criminels ciblent les guichets automatiques de Bitcoin pour soutirer de l’argent en toute discrétion. L’enquête d’Action News révèle un mode opératoire redoutablement simple, difficile à tracer. Les victimes abandonnent leurs économies en quelques minutes, sans preuve papier, sans recours immédiat.

Le premier contact se fait presque toujours par téléphone. L’appelant se fait passer pour la police, le fisc ou un fournisseur d’énergie et menace d’une arrestation ou d’une coupure imminente. Sous la pression, la victime est dirigée vers un distributeur de cryptomonnaie à proximité.

Comment l’arnaque au distributeur Bitcoin piège ses cibles

Le stratagème s’appuie sur un élément clé : le guichet automatique n’envoie pas de billets, il convertit le cash en cryptomonnaie. Une fois le QR code scanné, les fonds partent vers le portefeuille numérique du fraudeur, impossible à récupérer. Les enquêteurs soulignent qu’avec plus de 45 000 machines installées dans les supérettes et stations-service, les escrocs disposent d’un réseau idéal pour leur exploitation.

Le faux mandat d’arrêt : technique de choc pour accélérer le paiement

L’enquête d’Action News évoque le cas de Crystal Reale, habitante de Bucks County, menacée de prison pour prétendue absence à un jury. L’interlocuteur, se présentant comme un officier, exige un versement de 5 000 $ dans un guichet automatique Bitcoin situé dans la station Sunoco du quartier. Après un second paiement forcé de 2 000 $, la ligne coupe : l’arnaque est consommée.

Pourquoi ces machines séduisent les criminels

Les distributeurs offrent l’anonymat de la blockchain et l’instantanéité du cash. Aucune banque ne vérifie l’identité du déposant quand la somme reste sous les plafonds déclaratifs. Adam Zarazinski, analyste chez Inca Digital, rappelle que ces opérations financent souvent des organisations criminelles transnationales, bien loin du cliché du pirate isolé.

Lenteur réglementaire et coups de filet ponctuels

La France a saisi 13 distributeurs non enregistrés au début de l’année, tandis que l’Arkansas a voté une loi obligeant les opérateurs à rembourser les victimes. Ces actions restent isolées. L’Association américaine des retraités plaide pour des contrôles plus stricts et des plafonds de transaction réduits afin de freiner la fraude.

Quatre réflexes pour éviter de perdre son argent

Premier réflexe : respirer et vérifier l’identité de l’appelant. Aucun service public ne réclame un règlement par Bitcoin. Deuxième point : contacter directement l’organisme concerné via son numéro officiel, non celui fourni par l’interlocuteur. Enfin, se rappeler que tout versement dans un guichet à cryptomonnaie est irréversible : un doute doit suffire à raccrocher.

Un dernier mot pour rester vigilant

Les escrocs misent sur la panique ; couper la conversation brise leur pouvoir. Partager les témoignages, comme celui de Bucks County, réduit le terrain de chasse des fraudeurs. La meilleure défense reste l’information et la prudence, avant même d’approcher l’écran lumineux d’un distributeur Bitcoin.

Source: 6abc.com

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Julien est un passionné des Cryptomonnaies. Il commence par découvrir le DOGECOIN en 2014 puis dévient un fin connaisseur de BITCOIN et des autres cryptomonnaies. Il aime partager ses tutoriels pour simplifier l’accès à la crypto et au WEB 3.0

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