Cette entreprise alimentaire cotée à la Bourse de New York vise à accumuler 1,2 milliard de dollars en Bitcoin
La plateforme culinaire hongkongaise DayDayCook, cotée au NYSE, a annoncé un financement supplémentaire de 124 millions de dollars.
L’argent servira à pousser son pari : constituer une réserve de 10 000 Bitcoin, soit près de 1,2 milliard USD aux cours actuels.
Le choix surprend, mais il illustre l’irruption des cryptomonnaies dans l’industrie alimentaire.
Au sommaire
Entreprise alimentaire et trésor en Bitcoin : l’audace de DDC Enterprise
DDC Enterprise publie des recettes asiatiques et vend des produits prêts-à-cuisiner depuis Hong Kong.
En 2025, son cours était tombé sous 2 USD avant que la direction ne pivote vers une stratégie crypto inspirée de MicroStrategy.
Depuis, l’action flirte avec 9 USD et affiche plus de 100 % de hausse annuelle.
Un financement mené par des investisseurs chevronnés
Le tour de table réunit PAG Pegasus Fund, Mulana Investment Management et OKG Financial Services.
Selon la CEO Norma Chu, ces partenaires apportent du capital mais aussi une crédibilité institutionnelle essentielle pour gérer une trésorerie crypto.
DDC détient déjà 1 058 BTC, ce qui représente environ 130 millions USD stockés à froid.
Wall Street observe la réaction des marchés à cette accumulation de 10 000 BTC
La volatilité du Bitcoin influence directement l’action DDC, créant un profil risque/récompense proche d’une société minière de métaux précieux.
Mercredi, la valeur a encore progressé de 3,5 %, suivant le rebond du BTC après un nouveau sommet historique.
Les analystes rappellent que le SEC a suspendu certaines valeurs comme QMMM Holdings, accusées de surfer abusivement sur l’engouement crypto.
Le précédent MicroStrategy sert de boussole
Le spécialiste logiciel rebaptisé Strategy a vu son titre bondir de 1 900 % depuis 2020 grâce à son stock de BTC.
Cette success story a ouvert la voie à d’autres acteurs, parfois hors tech, en quête d’une nouvelle source de performance pour les actionnaires.
DDC espère reproduire cette dynamique, mais avec la prudence d’un secteur habitué à des marges plus étroites que le SaaS.
Motifs économiques derrière l’objectif des 10 000 pièces
Avec une offre limitée à 21 millions, le Bitcoin est perçu comme un actif de réserve numérique comparable à l’or.
Accumuler 10 000 BTC placerait DDC parmi les dix plus gros détenteurs corporatifs mondiaux.
À terme, la société envisage même d’émettre des produits dérivés permettant aux consommateurs d’acheter ses snacks avec une remise libellée en satoshis.
Des synergies possibles avec l’e-commerce alimentaire
La clientèle internationale de DDC paie déjà via Apple Pay et Alipay.
L’ajout d’un règlement direct en Lightning Network accélèrerait les transactions transfrontalières et réduirait les commissions.
Cette perspective séduit les millennials, cœur de cible des recettes vidéo de la plateforme.
Les géants de l’agroalimentaire scrutent la blockchain
Des groupes tels que Nestlé et Danone testent déjà la traçabilité des ingrédients via Ethereum pour sécuriser les chaînes d’approvisionnement.
Mondelez International explore les NFT de marque, tandis que Kraft Heinz et PepsiCo évaluent des programmes de fidélité basés sur des jetons.
De leur côté, Coca-Cola, General Mills, Kellogg’s, Tyson Foods et Conagra Brands publient des rapports ESG où la réduction de l’empreinte carbone du mining devient un indicateur surveillé.
Un tournant stratégique pour l’industrie alimentaire
Jusqu’ici, la gestion de trésorerie reposait sur des bons du Trésor et des swaps de devises.
L’arrivée du Bitcoin offre une diversification mais introduit une variabilité extrême que seules des entreprises solides peuvent absorber.
DDC sert de laboratoire : si le pari réussit, l’ensemble du secteur pourrait revoir ses manuels de finance d’entreprise.
Source: decrypt.co
Julien est un passionné des Cryptomonnaies. Il commence par découvrir le DOGECOIN en 2014 puis dévient un fin connaisseur de BITCOIN et des autres cryptomonnaies. Il aime partager ses tutoriels pour simplifier l’accès à la crypto et au WEB 3.0


Commentaires
Laisser un commentaire