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À quel moment les cryptomonnaies vont-elles se frayer un chemin dans votre 401(k) ? Les nouvelles réglementations sont en cours d’examen.

Par Julien Lavaud , le 21 septembre 2025 - 5 minutes de lecture
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Le 401(k) américain s’apprête à vivre une petite révolution : la cryptomonnaie pourrait y faire son entrée dès l’an prochain. Les agences fédérales peaufinent un cadre pour intégrer Bitcoin ou même des fonds de private equity dans l’épargne retraite. Wall Street observe déjà des flux tests, portés par la flambée de Bitcoin à plus de 110 000 $ et la promesse d’un nouveau terrain de jeu pour les jeunes salariés.

Cryptomonnaie dans le 401(k) : la fenêtre réglementaire s’entrouvre

L’ordre exécutif signé le 7 août par l’administration Trump demande à la SEC, au Trésor et au Département du Travail de livrer d’ici six mois des règles claires pour les « investissements alternatifs ». Le texte ne force personne, il « autorise » les employeurs à élargir la palette d’actifs. En coulisses, Fidelity, Vanguard et plusieurs fintechs testent déjà des menus incluant le fonds IBIT ou un panier d’Ethereum spot.

Le précédent existe : le plus grand fonds de pension du Michigan détient 74 millions de dollars en ETF Bitcoin et Ethereum, soit moins de 1 % de son portefeuille, mais presque le double de sa mise d’origine. Cet exemple sert d’argument aux partisans d’une diversification raisonnée. Reste à convaincre les juristes que la volatilité extrême ne met pas en péril le devoir fiduciaire.

Pourquoi les régulateurs changent d’avis sur Bitcoin

Cette bascule s’explique par trois signaux. D’abord, l’intérêt massif des moins de 40 ans : Coinbase, Binance et Kraken rapportent que près d’un tiers de leurs clients demandent une portabilité vers les plans retraite. Ensuite, la pression politique : les 45 000 membres de Stand With Crypto dans le Midwest martèlent que « l’or numérique » doit bénéficier du même traitement que l’or physique. Enfin, les performances : depuis décembre 2023, Bitcoin a quadruplé, laissant les portefeuilles 60/40 traditionnels loin derrière.

Les sceptiques rappellent cependant la correction de 84 % subie entre 2017 et 2018. Alicia Munnell du Boston College redoute que l’épargnant moyen confonde bulle spéculative et actif de long terme. Le futur règlement devrait donc exiger des plafonds d’allocation et des avertissements renforcés.

Impact pour les salariés : promesse de rendement ou piège ?

Détenir des cryptos dans un 401(k) procure un avantage fiscal immédiat : la plus-value reste différée, voire exonérée en version Roth. À long terme, un salarié de 30 ans qui glisse 5 % de son épargne sur un tracker Bitcoin pourrait augmenter son capital final de plusieurs dizaines de milliers de dollars, si les performances passées se répètent. Mais les frais restent plus élevés : de 0,90 % pour un ETF spot à plus de 2 % dans certains contrats d’assurance.

Les plateformes comme eToro, Bitstamp ou Bitpanda se positionnent déjà en sous-traitants B2B, prêtes à fournir la brique de conservation. De leur côté, Ledger et Revolut vantent des coffres numériques connectés aux portails RH, avec authentification multi-signature pour limiter le risque de clé privée perdue. Le mot d’ordre reste la pédagogie : un tutoriel vidéo, un simulateur de chute de 60 % et un comparateur de frais seront imposés par la future notice réglementaire.

Volatilité, frais, protection : les garde-fous annoncés

Le Département du Travail prévoit d’exiger une étude de tolérance au risque pour chaque salarié avant la première souscription. En cas de krach, un « filet » permettra de geler les arbitrages durant 48 h afin d’éviter les ventes paniques, une fonctionnalité inspirée des circuits-breakers boursiers. Les employeurs craignent surtout la responsabilité : des safe harbors juridiques devraient les protéger si les supports respectent la grille de diversification validée par la SEC.

Qui proposera la première option crypto dans votre entreprise ?

Les grands groupes tech, déjà partenaires de Crypto.com ou Coinhouse pour le paiement des primes, devraient sauter le pas les premiers. Des acteurs plus traditionnels testent aussi l’idée : un opérateur automobile de Detroit étudie une allocation plafonnée à 2 % via un compte géré par Kraken Institutional. La concurrence est vive : Fidelity espère lancer son offre dès le printemps, tandis que BlackRock mise sur une enveloppe multi-actifs mêlant Bitcoin, real-estate tokenisé et dette privée.

Ce mouvement n’est pas isolé. En Europe, certains plans d’épargne retraite ciblent déjà les stablecoins libellés en euro, preuve que la frontière psychologique recule. Les États-Unis veulent aller plus loin : la Maison-Blanche parle de faire du pays la « crypto capital », synonyme d’attraction des talents et de relocalisation de la valeur ajoutée.

La balle est maintenant dans le camp des employeurs : accepteront-ils de mélanger S&P 500, obligations et Bitcoin sur la même ligne de compte ? Dans quelques mois, la réponse pourrait figurer sur votre relevé de paie, juste à côté du traditionnel fonds obligataire.

Source: www.freep.com

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Julien est un passionné des Cryptomonnaies. Il commence par découvrir le DOGECOIN en 2014 puis dévient un fin connaisseur de BITCOIN et des autres cryptomonnaies. Il aime partager ses tutoriels pour simplifier l’accès à la crypto et au WEB 3.0

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