Les Raisons de Cathie Wood de Choisir Bitcoin Plutôt qu’Ethereum
Bitcoin reste la pièce maîtresse de l’allocation crypto de Cathie Wood. La fondatrice d’ARK Invest juge que le roi des actifs numériques coche plus de cases qu’Ethereum pour traverser la prochaine décennie. Voici pourquoi cette conviction prend de l’ampleur en 2025.
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Pourquoi Cathie Wood mise sur Bitcoin depuis 2024
Dès le Consensus 2024, la dirigeante a qualifié le Bitcoin de « système monétaire basé sur des règles ». Elle rappelle qu’aucun autre réseau n’affiche une politique d’émission aussi simple : 21 millions d’unités, pas une de plus. Cette rareté offre, selon elle, une lisibilité que les investisseurs institutionnels réclament.
Le tableau macro renforce ce choix. Wood s’attend à une ère déflationniste où le cash perd du rendement. Dans ce scénario, un actif programmé pour être rare devient un bouclier plus fiable que l’or ou les bons du Trésor.
Enfin, l’adoption joue en faveur du BTC. De Coinbase à Kraken, chaque place de marché constate que le volume institutionnel se concentre sur la première cryptomonnaie. Les ETF de Grayscale et les achats récurrents de MicroStrategy créent un effet vitrine impossible à ignorer.
Un système monétaire limité à 21 millions
Pour Wood, la discussion commence toujours par la question de l’offre. Elle oppose le plafond du BTC aux mises à jour fréquentes d’Ethereum. Les hard forks successifs, bien qu’innovants, brouillent la perception de la masse monétaire ETH.
La dirigeante souligne aussi la transparence des données on-chain. Des plateformes comme Glassnode révèlent, en temps réel, la quantité de BTC immobilisée depuis plus de cinq ans. Cette lecture directe renforce l’idée d’une réserve numérique incorruptible.
Conséquence : les trésoreries d’entreprise, de Tesla à Block (ex-Square), préfèrent accumuler du BTC pour son profil d’« or 2.0 ». Ces décisions d’allocation créent un précédent que les CFO traditionnels observent de près.
Déflation et stockage de valeur
Wood anticipe un cycle où la technologie fait baisser les coûts partout. L’intelligence artificielle et la robotique comprimeraient les marges, faisant peser un risque de déflation sur le dollar. Dans ce contexte, détenir un actif exogène au système bancaire devient stratégique.
Elle rappelle l’exemple du Nigeria, où la chute de la monnaie locale a poussé une partie de la population vers le BTC. Ces usages concrets donnent corps à la fameuse notion de « police d’assurance » évoquée par la PDG d’ARK.
La perception change aussi à Wall Street. Les desks de dérivés chez Binance et Kraken montrent que les couvertures contre la volatilité du BTC deviennent plus abordables. Le marché évolue, rendant l’actif plus accessible aux gérants prudents.
Comparaison avec Ethereum : la thèse de Wood
Cathie Wood ne nie pas les mérites d’Ethereum. Elle reconnaît son rôle dans la DeFi et les NFT, mais elle voit ces usages comme plus spéculatifs que monétaires. À ses yeux, le réseau d’ETH ressemble à une « Silicon Valley décentralisée », quand le BTC s’apparente à une banque centrale sans dirigeants.
Le passage au Proof-of-Stake a réduit l’empreinte carbone d’Ethereum, mais il ajoute une forme de gouvernance humaine. Wood craint que cet élément ouvre la porte à des influences politiques, l’inverse du mantra « code is law » qui l’a séduite sur Bitcoin.
Enfin, la PDG d’ARK affirme que la concurrence d’autres L1, comme Solana ou Avalanche, fragilise le « moat » d’Ethereum. À l’inverse, personne ne conteste aujourd’hui la primauté du BTC comme réserve de valeur numérique.
Fonctionnalités versus sécurité
Sur le plan technique, Ethereum offre des contrats intelligents complexes. Pourtant, chaque fonctionnalité supplémentaire multiplie la surface d’attaque. Les piratages de ponts inter-blockchains en 2023–2024 ont coûté plus de 3 milliards de dollars, rappelle Wood.
Le réseau Bitcoin reste plus sobre, mais sa simplicité participe à sa robustesse. Les mises à jour, comme Taproot, sont rares et testées longuement. Pour un investisseur cherchant la durabilité, cette inertie devient une qualité.
Wood aime citer l’exemple des portefeuilles Ledger. La plupart des utilisateurs y stockent du BTC à long terme, signe que l’actif est pensé pour être gardé, pas échangé en boucle. Cette inertie, paradoxalement, nourrit sa valeur.
Conséquences pour les investisseurs en 2025
Le ralliement de Cathie Wood renforce la légitimité du BTC dans les portefeuilles traditionnels. Les gestionnaires d’actifs intègrent désormais l’exposition Bitcoin dans leurs rapports de risques, comme ils le font pour l’or.
Les régulateurs, eux, accélèrent. Après l’ETF spot validé aux États-Unis, l’Europe discute d’un produit équivalent coté à Paris. Cela ouvrirait la voie à une vulgarisation de l’actif auprès des fonds de pension qui ne peuvent pas détenir des clés privées.
Reste la volatilité. Wood rappelle que le BTC peut encore corriger de 30 % en quelques semaines. Mais elle voit dans ces chutes des points d’entrée, comme en témoignent les achats réguliers d’ARK Invest même lors des phases de stress.
Source: cryptodnes.bg
Julien est un passionné des Cryptomonnaies. Il commence par découvrir le DOGECOIN en 2014 puis dévient un fin connaisseur de BITCOIN et des autres cryptomonnaies. Il aime partager ses tutoriels pour simplifier l’accès à la crypto et au WEB 3.0

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