Une grande société d’investissement de 225 milliards de dollars affirme que le Bitcoin n’est pas un actif et n’a aucune valeur intrinsèque.
Hargreaves Lansdown, plateforme d’investissement britannique gérant 225 milliards de dollars, vient d’écrire noir sur blanc que Bitcoin « n’est pas un actif ». L’avertissement vise les épargnants tentés d’intégrer la cryptomonnaie dans leur retraite. Le choc se propage bien au-delà de Londres.
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Bitcoin contesté par les géants de l’investissement traditionnels
La note de Hargreaves Lansdown rejoint la ligne déjà adoptée par Deutsche Bank et Elliott Management : aucune « valeur intrinsèque », donc méfiance maximale. Pourtant, le marché affiche toujours 30 % de hausse en 2025, avec un cours autour de 121 000 $. Ce paradoxe nourrit un débat qui oppose règles patrimoniales classiques et logique d’offre limitée programmée dans le code de la cryptomonnaie.
Une inquiétude partagée de Francfort à New York
Deutsche Bank parle d’un actif « backé par rien », tandis qu’Elliott Management prédit un « effondrement inévitable ». À Wall Street, Goldman Sachs et Morgan Stanley rappellent aussi la volatilité record du jeton, même si leurs desks proposent désormais des produits dérivés pour capter les frais. Chez Bridgewater Associates, Ray Dalio souligne que Bitcoin n’offre ni dividende ni coupon, contrairement aux obligations qu’il affectionne pour couvrir ses portefeuilles.
Performance fulgurante mais risques structurels élevés
Sur cinq ans, Bitcoin bat le S&P 500, le Nasdaq et même l’or suivi par BlackRock. Toutefois, l’historique montre aussi des plongeons de 60 % en quelques semaines, impossibles à encaisser pour une caisse de retraite classique. L’absence de flux de trésorerie mesurables empêche la modélisation des rendements attendus, un point qui inquiète Vanguard et Fidelity lorsqu’ils construisent des portefeuilles “target date”.
Un marché devenu institutionnel… mais sous conditions
Les ETF au comptant approuvés par la SEC attirent déjà plus de 400 milliards de dollars, d’après les estimations croisées de J.P. Morgan et CoinShares. Toutefois, ces mêmes institutions imposent des bornes strictes : exposition inférieure à 5 % et rééquilibrage trimestriel. Cette rigueur tranche avec l’engouement de nombreux investisseurs particuliers séduits par les récits de millionnaires précoces.
Répercussions pour les épargnants français et européens
La Banque de France insiste désormais sur la distinction entre spéculation et investissement productif, rappelant que Bitcoin n’ouvre aucun droit sur une entreprise ou un flux financier. La Banque Centrale Européenne, soutenue par Société Générale, évoque même une pondération de risque maximale (1250 %) dans les ratios prudentiels pour toute exposition crypto. Conséquence : les banques distribuent rarement plus de 1 % de Bitcoin dans leurs mandats de gestion profilés.
Choisir entre diversification et spéculation
Le message des régulateurs converge : celui qui possède déjà un portefeuille d’actions, d’obligations et d’immobilier peut envisager une micro-allocation, consciente du risque de perte totale. En revanche, confier sa retraite à une technologie encore jeune reste périlleux. Les gérants qui sortent du bois, comme certains desks de Goldman Sachs, insistent toujours sur un horizon long et une tolérance élevée aux chocs de marché.
Perspectives : entre adoption progressive et critiques persistantes
L’an dernier, plusieurs municipalités américaines ont ajouté Bitcoin à leur trésorerie pour diversifier face à l’inflation, un mouvement salué par les maximalistes. Simultanément, Bridgewater Associates réduit son exposition aux matières premières, mais reste absent de la blockchain. Cette coexistence d’enthousiasme et de défiance laisse présager des marchés toujours explosifs, où chaque cycle haussier rebaptise la cryptomonnaie tour à tour “nouvel or” ou “bulle numérique”.
Le mot d’ordre des grandes maisons
Qu’il s’agisse de BlackRock, Vanguard ou Fidelity, la ligne rouge reste claire : Bitcoin n’est pas un actif générateur de revenu, donc on l’aborde comme une matière première spéculative. Le consensus des CIO se résume à un principe simple : allocation minimale, gestion du risque maximale, et pédagogie renforcée pour éviter toute confusion entre pari volatil et investissement de long terme.
Source: fortune.com
Julien est un passionné des Cryptomonnaies. Il commence par découvrir le DOGECOIN en 2014 puis dévient un fin connaisseur de BITCOIN et des autres cryptomonnaies. Il aime partager ses tutoriels pour simplifier l’accès à la crypto et au WEB 3.0

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