Selon Deutsche Bank, les banques centrales devraient intégrer le Bitcoin et l’or comme réserves essentielles d’ici 2030
Le rapport publié par Deutsche Bank marque un tournant : les banques centrales pourraient combiner Bitcoin et or comme piliers de leurs réserves dès 2030. L’étude pointe la demande institutionnelle record et l’affaiblissement du dollar comme catalyseurs. Les marchés s’agitent déjà autour de cette perspective.
Au sommaire
Les raisons de l’engouement pour un duo Bitcoin-or
Les économistes Marion Laboure et Camilla Siazon soulignent que la volatilité du Bitcoin s’est rapprochée de celle de l’or depuis trois ans. Pour Deutsche Bank, cette tendance réduit la perception de risque et ouvre la porte à une adoption officielle. La ruée actuelle vers les valeurs refuges, accentuée par des tensions géopolitiques et une inflation persistante, renforce l’attractivité du métal jaune et de l’actif numérique.
Volatilité maîtrisée, argument décisif
En 2022, la dispersion mensuelle du prix du Bitcoin dépassait 80 %. Elle tourne désormais autour de 35 %, un niveau proche de l’amplitude observée sur l’or au début des années 2000. Ce rapprochement historique rassure les trésoriers publics soucieux de préserver la valeur réelle de leurs actifs sans sacrifier la liquidité.
Conséquences pour les bilans des banques centrales occidentales et asiatiques
Si l’ajout se confirme, la Banque de France et la Banque centrale européenne pourraient consacrer 2 % de leurs réserves à un panier composé à parts égales de Bitcoin et d’or. Du côté helvétique, la prudente Banque Nationale Suisse verrait dans cette diversification un moyen de compenser la force chronique du franc. Outre-Manche, la Banque d’Angleterre étudie déjà l’impact comptable d’un actif numérique côté passif.
Scénario transatlantique et asiatique
Au Canada, la transition énergétique pousse la Banque du Canada à tester des règlements interbancaires tokenisés ; intégrer le Bitcoin serait la suite logique. Au Japon, la quête de rendement de la Banque du Japon la pousse à reconsidérer son portefeuille, miné par des décennies de taux zéro. La puissante Banque centrale de Chine, déjà pionnière du yuan numérique, surveille l’actif sans vouloir lui conférer un statut légal, préférant une approche progressive pour préserver la stabilité du renminbi.
Le rôle des organisations internationales et les défis à relever
Le Fonds Monétaire International rappelle que l’introduction d’un actif aussi jeune dans les coffres publics exige une harmonisation comptable stricte. Les règles Bâle III ne couvrent pas encore entièrement la garde d’actifs numériques, ce qui oblige chaque autorité monétaire à renforcer son infrastructure de cybersécurité. Par ailleurs, la coordination internationale sera cruciale pour éviter des arbitrages réglementaires qui déstabiliseraient les flux de capitaux.
Malgré ces obstacles, la perspective de marges de manœuvre accrues plaît aux décideurs. Un actif déconnecté de toute juridiction unique limite la dépendance au dollar et crée un nouvel équilibre des forces. À l’horizon 2030, l’association Bitcoin–or pourrait devenir la norme, redéfinissant la gestion des réserves publiques dans un monde multipolaire.
Source: www.bloomberg.com
Julien est un passionné des Cryptomonnaies. Il commence par découvrir le DOGECOIN en 2014 puis dévient un fin connaisseur de BITCOIN et des autres cryptomonnaies. Il aime partager ses tutoriels pour simplifier l’accès à la crypto et au WEB 3.0


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